Les îles de Guadeloupe, terre de protection des tortues marines

Cinq espèces de tortues marines sont recensées dans les eaux  de l’archipel guadeloupéen, dont deux peuvent être observées toute l’année  près des côtes. Petite révision avant de prendre les palmes…

Les tortues marines inspirent de l’air qu’elles viennent chercher à la surface et n’ont besoin que de quelques petites respirations pour réaliser des apnées de près de 20 minutes, voire de plusieurs heures lorsqu’elles sont au repos. Elles peuvent atteindre la vitesse de nage de 35 km/h.

Les tortues sont ovipares : les femelles creusent des nids sur la plage dans lesquels elles pondent de 70 à 200 œufs avant de les recouvrir et de retourner à la mer. On appelle les bébés « les tortillons ». Seul un œuf sur 1 000 donnera une tortue adulte capable de se reproduire à son tour. Les femelles ne pondent que sur leur lieu de naissance.

Les tortues marines peuvent plonger profondément. Des plongées record à plus de 1 000 mètres de profondeur ont même été enregistrées pour la tortue luth, l’une des plus grosses espèces de tortue marine.

La tortue luth peut mesurer jusqu’à 2 mètres et peser 450 kg. Cette espèce est la seule qui ne possède pas de carapace mais une peau ayant l’apparence du cuir. Ses nageoires sont dépourvues de griffes et ont la forme de rames, ce qui en fait une excellente nageuse. Celle-ci sort uniquement de l’eau en période de ponte et préfère le calme de la nuit pour s’inviter sur le rivage, mais certains individus ont été aperçus au printemps en pleine journée à Trois-Rivières ou sur la plage de La Perle à Deshaies.

Zoom sur l’hôpital des tortues

À l’Aquarium de Guadeloupe, un hôpital soigne les tortues victimes de la pollution océanique. Dans le nouvel espace dédié aux enfants, un corner éducatif a été imaginé pour les sensibiliser au respect du monde marin et tout particulièrement des tortues. Sacs plastique, hameçons, encres… celles-ci sont victimes de toutes sortes de dangers et de pollution. Les ateliers ont pour objectif de faire prendre conscience de l’importance de nos actes quotidiens dans la préservation des espèces.

Faustine François

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