Les 6 étapes de fabrication du rhum

Le broyage  et l’extraction

La majeure partie des cannes sont coupées à la machine, puis hachées en petits morceaux et ensuite pressées quatre fois. Au fur et à mesure des pressions, on ajoute de l’eau pour récupérer tout le jus. Arrivée au dernier pressoir, au dernier moulin, la canne est tellement pressée que les déchets sont secs : on appelle ce résidu « la bagasse ». Celle-ci sert de combustible pour faire chauffer les colonnes de distillation.

La fermentation

Le jus arrive ensuite dans les cuves. On rajoute de la levure et du sulfate d’ammoniaque pour accélérer la fermentation. À l’intérieur des cuves, des serpentins permettent de refroi dir et ainsi de maintenir ce jus à une température maximale de 32 à 33 degrés. Après une journée, le jus a atteint 5 à 6 degrés d’alcool.

La distillation

Le jus passe dans la colonne de distillation. Chaque partie de la colonne est chauffée à différentes températures. Lorsque l’on chauffe le jus, ses vapeurs d’alcool montent vers les condenseurs où se trouve de l’eau qui refroidit les vapeurs. Celles-ci se transforment en un liquide : le rhum. Le reste du jus est appelé « la vinasse ». Celle-ci passe dans des évaporateurs puis est chauffée. Comme elle ne contient pas d’alcool, l’évaporation donne de l’eau qui sera utilisée pour refroidir condenseurs et serpentins dans les cuves. Le reste de vinasse concentrée est mélangé avec les déchets de la canne pour faire du fumier.

Le stockage

En sortie de colonne, le rhum atteint 80 degrés. On va le laisser reposer deux à trois mois durant lesquels les alcools vont s’évaporer. On rajoute ensuite de l’eau distillée pour le ramener à 50-55 degrés.

Le vieillissement

Une partie, pour le rhum vieux, part en fût de chêne. Le tanin du bois va donner la couleur marron. Pour l’appeler « rhum ambré », il faut compter entre six mois et un an dans les fûts. Et pour l’appeler « rhum vieux », trois ans de vieillissement, au minimum, sont nécessaires. Plus il vieillit, plus il perd en degrés d’alcool et meilleur il est en bouche.

L’embouteillage

Sur une chaîne, les bouteilles sont rincées au rhum. Elles sont ensuite remplies, étiquetées, mises en carton, puis mises sur une palette qui est filmée, et enfin envoyées dans une quarantaine de pays.

Faustine François

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